Pour être honnête, quand je m'imaginais à 18 ans, c'était pas ça que j'voyais. C'est vrai, on rêve toujours plus ou moins sa vie. Parfois on a raison. Mais c'est rare, faut bien l'avouer. J'suis bien loin de la réalité. Seules quelques personnes savent à quoi je rêvais. Avec un peu de recul, j'me rends compte que c'était peut-être un rêve utopique. Quand bien même. Ca fait mal.
Parfois j'me demande c'que je serais si j'voyais pas une psy. Sérieux. Je serai devenue quoi ? Je suis même pas sûre que je serai encore là en fait. J'me pose trop de questions. sur tout. Tout le temps. J'essaie de changer ça. Sans succès pour le moment. De toute façon, on est comme est nés, on y peut rien. J'y peux rien.
J'me demande pour j'foire tout. J'ai perdu des amis sans trop savoir pourquoi. J'foire mes études alors que j'suis motivée et que j'aie un but auquel m'accrocher. J'foire mes relations avec les mecs, souvent avant même qu'elles aient commencées. C'est triste hein ? J'suis bien d'accord. Mais j'y arrive pas. A surmonter les échecs, les obstacles. J'suis forte ? Ouais, peut-être. Mais pas pour tout. Superwoman, c'est pas moi. J'en suis même loin. J'ai b'soin d'aide là. De qui ? De quoi ? J'en sais trop rien pour l'instant. J'ai b'soin de faire le point. Sur ce que je ressens ( pour cerraines personnes surtout.. ). Sur ce dont j'ai besoin.
Je sais vers que j'peux m'tourner. Des personnes qui ont donnés un sens au mot ' ami '. Des personnes sans qui je serai certainement pas là. J'sais pas ce que je ferai sans eux. Vraiment. Je sais qu'Ils* seront toujours là. Rassurant, n'est-ce pas ? Ouais, je sais que là, j'ai eu d'la chance. Malgré Eux*, j'ressens comme un vide. Je sais c'que c'est. Plus ou moins. J'ai pas envie d'la dire à haute voix, ça deviendrait encore plus réel. Trop effrayant pour le moment. J'crois que petit-à-petit, j'me voile la face. Pas bon, ça j'le sais. Mais c'est plus facile comme ça. Pour le moment. Tu penses qu'aux choses joyeuses, ça t'évite de replonger dans ce cercle infernal dont tu as eu tellement de mal à en sortir pendant 6 ans. Deux ans et demi que tu t'en es sortie. Repars pas là-dedans, t'en sortiras pas cette fois. Tu le sais au plus profond de toi. Alors, voiles-toi la face encore un peu.
Pix : Moi, y'a un an. Après un orage. A 5h du mat'.